Le Présent, l'Avenir
Dans la vie, il arrive des moments où on se dit que vivre
n’a plus aucun sens. Pour moi, c’est le cas. Je n’arrive pas à savoir quelle
est ma place dans ce monde où tout semble si bien réglé et chaotique à la fois.
Vivre dans une société dont je connais les limites, est presque une torture.
Réalisez vous que depuis votre petite enfance, on vous met dans le crâne
quelles doivent être les grandes lignes de votre vie. Un travail, des amis, un
conjoint, des enfants, et consommer. Etre différent, ce n’est guère possible.
Oui, il y a une apparence de liberté. Mais au fond y’en a-t-il vraiment ?
Je pense que non. Soyez différent. Vous verrez que cette liberté a un prix.
Regardez les gens qui sont différents, ils sont souvent désintégrés, exclus.
Est-ce de la liberté ? Oui, on a la liberté de choisir la couleur de sa
voiture, de choisir la marque de son pull, mais est-ce là l’essentiel ?
Je suis dans une période où je
n’arrive pas à faire abstraction des défauts de la société pour vivre
aveuglément dans le meilleur des mondes. J’éprouve de l’empathie pour toutes
ces espèces qui disparaissent à cause de notre égoïsme, pour ces gens exploités
à travers le monde. J’éprouve du mépris pour cette indifférence générale.
J’abhorre la société telle qu’elle est conçue, les médias qui encouragent les
gens à se tromper et à se façonner des avis. On nous éduque de sorte à ce qu’on
n’ait pas un esprit critique assez développé pour comprendre à quel point
certaines choses sont pourries. On avale stupidement ce qu’on nous sert. On
voit la forme, on ne se demande pas une seule seconde quelle est la véracité
des faits, si cela est bien ou mal, le pourquoi du comment…
Je ne comprends pas pourquoi. Je suis outrée de vivre dans un monde tel que celui-ci.
Comment arriver à changer les choses ? J’aimerais tellement y arriver.
Mais le pouvoir, je ne l’ai pas. En tout cas, je dois essayer par mes propres
moyens de changer ma vision des choses, sinon je ne pourrais jamais vivre
pleinement. Je suis sans doute trop idéaliste. En tout cas, cela me meurtrit de
jour en jour de savoir que je ne pourrais pas faire ce que je veux sans en
pâtir à long terme. De savoir que la Vie est souillée, bafouée dans ce qu’elle
a de plus beau.
"Quoi de plus banal, de plus prosaïque que la mort ? Elle est à la portée du premier venu. Mais vivre est une autre affaire !"

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