L'inactivité
Cette calamité qu'est l'inactivité. Je ne
parle pas de ces journées où l'on ne fait rien, en attendant le début de la
semaine, synonyme de travail ou de scolarité! Non non non. Je parle de
l'inactivité au quotidien. Celle que l'on subit au quotidien, depuis des mois,
voire même des années pour certains.
Subir?
---> je pense qu'au bout d'un moment, nous subissons malgré nous. On se
essaie de se convaincre qu'on cherchera un emploi, ou qu'on s'inscrira dans un
club. Pour découvrir que remettre au lendemain, c'est plus facile. On essaie
vainement de vivre de nouveau, de sortir, de voir des amis. Et puis, on se rend
compte, qu'au fond de nous, il y a ce petit quelque chose qui nous bloque, nous
oblige à "ne rien faire".. la flemmardise peut-être?
La nature
humaine est faite de sorte à ce que l'on puisse vivre pour les autres, par les
autres, et travers les autres. Ce qui fait que lorsqu'on commence à s'enfoncer
dans ce cercle vicieux, on a tendance à ne plus s'en sortir : on se désintègre
de la société. Même sortir pour acheter le pain à notre chère boulangère
devient un supplice. Au fil du temps, on se fait à l'idée que c'est comme ça,
qu'au fond ce n'est pas si grave. On a envie de rien, on ne fait rien, et les
jours s'écoulent, identiques.
Il est
très dur de s'en sortir. Encore faut-il le vouloir vraiment, au fond. Mais
c'est mon cas n'est-ce pas?
Comment cela nous tombe sur la tête?
Une transformation dans notre petit quotidien. Voilà la raison. Du jour au lendemain,
on déménage. On vient de rompre avec l'Amour. On se rend compte que l'avenir
risque de n'être qu'une alternance entre métro-boulot-dodo. Bref, une cassure
se forme, et à partir de là, on se laisse aller à rêvasser. Rêver, c'est beau,
rêvasser, c'est triste. Actuellement, je rêvasse : Je me perds dans mes
pensées, dans mes illusions, dans la conception de la vie. Cela mène à ne plus
savoir où est la limite entre le rêve, et la réalité. On ne sait plus qui on
est, à quoi on sert, à qui se référer, et on devient lunatique.
Mais, il est encore temps de changer,
et d'évoluer, n'est pas ce pas Alexandra?

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