Mamie

Hommage à une personne qui m’était chère : ma grand-mère

Chère grand-mère,

Tu étais une personne avec un caractère exceptionnel. Un petit bout de femme née en 1914, qui a traversé les épreuves de la guerre, de la peur, et de la mort, et tu n’en es toujours sortie indemne, grâce à une force que bien peu de personnes posséderont un jour.
Bien sûr, tu étais une teigne, une méchante, une mégère, pardonne moi les expressions. On s’est souvent disputées, faites pleurées, tu m’envoyer bouler, j’en faisais autant. Mais au-delà de ces paroles qui marquent, qui font mal, on s’aimait. Tu étais ma deuxième maman, avec un caractère de chien, mais aussi un grand cœur, bien que jamais tu ne l’aies montré. D’ailleurs, cette intériorisation de tout, quel dommage mamie !
Aucune démonstration d’amour directe, si ce n’est à travers les tartes que tu faisais par amour, ou encore les bons conseils que tu donnais pour la couture.

Chère mamie, tu me manques tellement.
Chaque jour qui passe, j’ai peur de rentrer à Aurillac, peur de passer dans ton appartement, mais surtout, peur de ce grand vide. Plus de cris, plus de bruits, plus d’odeurs, plus de meubles, plus rien. Rien, si ce n’est des souvenirs, qui resteront ancrés toute la vie dans mon cœur et ma mémoire. Tu sais, quand je pense à toi, je pense à ce canapé près de la fenêtre, nous deux en train de regarder le Puy Courny et le trafic. Ces moments de tranquillité, intimes même… comme il est dur de dire adieu à cela !

J’ai peur.
Peur, quand je me dis que tu ne verras pas mes vingt ans passer.
Peur, quand je me dis que je ne pourrai plus entendre ton rire.
Peur, quand je me dis que ma vie va s’écouler sans celle qui fait partie de moi.
Peur, de ne plus te voir.

Pardonne mes défauts et mes écarts. Je t’ai aimé chaque seconde, et jamais je ne t’oublierai.

Machinalement, je tripote ton collier, et ce chaque jour. Je me sens perdue sans lui, je me souviens encore de ce jour où je ne l’avais pas mis pour aller en cours… Comme j’étais mal !
Ne pas me trouver dans la même pièce que ce collier que tu mettais presque chaque jour, me rappelle que tu es très loin maintenant.

Je t’aime ma chère mamie.
Pour le moment, je préfère arrêter d’écrire, j’ai l’impression de m’embrouiller. Il y a tant à dire sur toi, mes sentiments, que je ne sais comment structurer ce texte, comment  le terminer. Tout ce que je sais, c’est que tu me manques, tu nous manques à tous.

Je ne t’oublie pas.
Ne m’oublie pas.



Article ajouté le 2008-10-25 , consulté 14 fois

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