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Catégorie Ma Petite vie: Cela ne concerne que moi, mes sentiments, et ce que je fais au quotidien.

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    Il y a des jours comme ça, où tout ne semble être qu’un énorme chaos, terriblement bien organisé.
     On regarde autour de soi, et on se rend compte que tout n’est qu’une grande répétition, une fourmilière où chaque individu joue un rôle pour le bien-être de la communauté, et pourtant, il n’y a aucune raison qu’il sorte du lot. Il continuera de vivre, anonyme parmi toutes ces unités, sans se démarquer. Il mourra, et sombrera dans l’oubli le plus total. Un membre parmi tant d’autres.

     Personnellement, ça me donne envie de m’isoler dans une petite cabane perchée dans un arbre, au beau milieu d’une forêt. Vous savez, vous commencez à vous identifier au personnage principal, et là enfin, vous devenez quelqu’un, dans un monde où chaque chose à sa place, chaque peuple a ses légendes et ses mythes.

     Je suis une grande fan des écrits de Tolkien, bien que je ne les ai pas tous lus. Depuis des années déjà, je me plonge avec plaisir dans les aventures de tous ces peuples, pour ne citer que le Seigneur des Anneaux, ou encore le Silmarillion. Cela fait presque mal de se dire que tout n’est que fiction. Bref. J’y reviendrai sans doute plus tard.

     Mais cela est un symptôme assez banal, de vouloir échapper à la réalité, n’est-ce pas ? Seulement, comment, chacun a sa réponse. Personnellement, je trouve que rien ne vaut un bon film ou un bon livre que l’on adore, que l’on adule même, au risque de passer pour un véritable asociale.

     D’ailleurs, je me demande pour qui ou quoi je passe des fois. Vu la tête des gens, ça ne doit pas être très valorisant. Heureusement que j’ai une grande autodérision.

     De relire ce petit texte, je me rends compte à quel point je saute du coq à l’âne.
Ma foi, Tant pis.


Posté le 23/11/2008 | 15 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Mamie

Hommage à une personne qui m’était chère : ma grand-mère

Chère grand-mère,

Tu étais une personne avec un caractère exceptionnel. Un petit bout de femme née en 1914, qui a traversé les épreuves de la guerre, de la peur, et de la mort, et tu n’en es toujours sortie indemne, grâce à une force que bien peu de personnes posséderont un jour.
Bien sûr, tu étais une teigne, une méchante, une mégère, pardonne moi les expressions. On s’est souvent disputées, faites pleurées, tu m’envoyer bouler, j’en faisais autant. Mais au-delà de ces paroles qui marquent, qui font mal, on s’aimait. Tu étais ma deuxième maman, avec un caractère de chien, mais aussi un grand cœur, bien que jamais tu ne l’aies montré. D’ailleurs, cette intériorisation de tout, quel dommage mamie !
Aucune démonstration d’amour directe, si ce n’est à travers les tartes que tu faisais par amour, ou encore les bons conseils que tu donnais pour la couture.

Chère mamie, tu me manques tellement.
Chaque jour qui passe, j’ai peur de rentrer à Aurillac, peur de passer dans ton appartement, mais surtout, peur de ce grand vide. Plus de cris, plus de bruits, plus d’odeurs, plus de meubles, plus rien. Rien, si ce n’est des souvenirs, qui resteront ancrés toute la vie dans mon cœur et ma mémoire. Tu sais, quand je pense à toi, je pense à ce canapé près de la fenêtre, nous deux en train de regarder le Puy Courny et le trafic. Ces moments de tranquillité, intimes même… comme il est dur de dire adieu à cela !

J’ai peur.
Peur, quand je me dis que tu ne verras pas mes vingt ans passer.
Peur, quand je me dis que je ne pourrai plus entendre ton rire.
Peur, quand je me dis que ma vie va s’écouler sans celle qui fait partie de moi.
Peur, de ne plus te voir.

Pardonne mes défauts et mes écarts. Je t’ai aimé chaque seconde, et jamais je ne t’oublierai.

Machinalement, je tripote ton collier, et ce chaque jour. Je me sens perdue sans lui, je me souviens encore de ce jour où je ne l’avais pas mis pour aller en cours… Comme j’étais mal !
Ne pas me trouver dans la même pièce que ce collier que tu mettais presque chaque jour, me rappelle que tu es très loin maintenant.

Je t’aime ma chère mamie.
Pour le moment, je préfère arrêter d’écrire, j’ai l’impression de m’embrouiller. Il y a tant à dire sur toi, mes sentiments, que je ne sais comment structurer ce texte, comment  le terminer. Tout ce que je sais, c’est que tu me manques, tu nous manques à tous.

Je ne t’oublie pas.
Ne m’oublie pas.


Posté le 25/10/2008 | 14 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Le Présent, l'Avenir

Dans la vie, il arrive des moments où on se dit que vivre n’a plus aucun sens. Pour moi, c’est le cas. Je n’arrive pas à savoir quelle est ma place dans ce monde où tout semble si bien réglé et chaotique à la fois. Vivre dans une société dont je connais les limites, est presque une torture. Réalisez vous que depuis votre petite enfance, on vous met dans le crâne quelles doivent être les grandes lignes de votre vie. Un travail, des amis, un conjoint, des enfants, et consommer. Etre différent, ce n’est guère possible. Oui, il y a une apparence de liberté. Mais au fond y’en a-t-il vraiment ? Je pense que non. Soyez différent. Vous verrez que cette liberté a un prix. Regardez les gens qui sont différents, ils sont souvent désintégrés, exclus. Est-ce de la liberté ? Oui, on a la liberté de choisir la couleur de sa voiture, de choisir la marque de son pull, mais est-ce là l’essentiel ?
          Je suis dans une période où je n’arrive pas à faire abstraction des défauts de la société pour vivre aveuglément dans le meilleur des mondes. J’éprouve de l’empathie pour toutes ces espèces qui disparaissent à cause de notre égoïsme, pour ces gens exploités à travers le monde. J’éprouve du mépris pour cette indifférence générale. J’abhorre la société telle qu’elle est conçue, les médias qui encouragent les gens à se tromper et à se façonner des avis. On nous éduque de sorte à ce qu’on n’ait pas un esprit critique assez développé pour comprendre à quel point certaines choses sont pourries. On avale stupidement ce qu’on nous sert. On voit la forme, on ne se demande pas une seule seconde quelle est la véracité des faits, si cela est bien ou mal, le pourquoi du comment…
Je ne comprends pas pourquoi. Je suis outrée de vivre dans un monde tel que celui-ci. Comment arriver à changer les choses ? J’aimerais tellement y arriver. Mais le pouvoir, je ne l’ai pas. En tout cas, je dois essayer par mes propres moyens de changer ma vision des choses, sinon je ne pourrais jamais vivre pleinement. Je suis sans doute trop idéaliste. En tout cas, cela me meurtrit de jour en jour de savoir que je ne pourrais pas faire ce que je veux sans en pâtir à long terme. De savoir que la Vie est souillée, bafouée dans ce qu’elle a de plus beau.







"Quoi de plus banal, de plus prosaïque que la mort ? Elle est à la portée du premier venu. Mais vivre est une autre affaire !"
Posté le 22/04/2008 | 24 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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