C’est en écoutant une musique de Chester de Linkin Park que
j’ai envie d’écrire cet article, dédié à Anne Rice.
Anne Rice est née le 4 octobre 1941 à la Nouvelle-Orléans. C’est l’auteur de
beaucoup de romans fantastiques.
Je vais vous parler notamment de ses écrits sur les vampires.
Depuis toute petite, je suis fascinée par ces créatures. Tous ces créatures de
la nuit d’ailleurs, que l’on peut croiser dans les sombres couloirs d’un château
en Ecosse…. Une armure qui grince, un esprit qui frappe au carreau de la
chambre…
Mais j’ai appris à apprécier « réellement » les vampires en lisant Anne Rice. Ce ne sont pas les horribles
monstres que l’on peut voir dans « Buffy contre les vampires »,
caricatures médiocres issues de je ne sais quel cerveau de réalisateur.
Les vampires de cet écrivain sont somptueux. Tout d’abord,
ils ont un physique de type humain. Le teint pâle bien sûr, avec un regard qui révèle
bien souvent une histoire tragique, un miroir de toutes les époques traversées,
comme c’est le cas pour Louis par
exemple, que l’on côtoie dans « Entretien avec un Vampire »
Le genre à vous glacer le sang, par leur présence si charismatique, leur calme.
Ce que j’apprécie tout particulièrement, c’est leur grande
sensualité, presque érotique pourrait-on dire. D’ailleurs, c’est un trait que l’on
retrouve dans pas mal d’œuvres de Anne Rice. La sensualité est omniprésente,
elle fait partie de l’univers de ces êtres à la fois terrifiants et mystérieux.
L’immortalité, qui fait leur spécificité, pourrait être enviée par tous et
toutes, et pourtant, c’est leur châtiment, pour être devenu des êtres qui se
nourrissent de l’âme des autres. Alors fini les stéréotypes avec l’ail et le
crucifix, vous n’en entendrez pas parler. Néanmoins, ils sont condamnés à l’éternité
et aux ténèbres. A tuer, à vivre reclus. A n’être qu’une pâle copie d’un humain
en quelque sorte.
Mais il se dégage d’eux quelque chose de très fort. Traverser tous les âges de
ce monde, survivre, découvrir, souffrir. Je trouve à cela quelque chose de
profondément triste, et en même temps, je ne saurais l’expliquer, mais je
trouve cela beau, et grand.
Voilà un petit résumé de ce qu’est un vampire selon Anne Rice. Mais si vous
voulez en savoir d’avantage, je vous conseillerai quelques bouquins, du même
auteur ^^
« Entretien avec un Vampire »
Premier tome de la chronique des vampires.
Y sont relatées les destinées de Louis, Lestat et Claudia.
« De nos jours, à la Nouvelle-Orléans un jeune homme a
été convoqué dans l'obscurité d'une chambre d'hôtel pour écouter la plus
étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux
interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l'interviewer, nous nous
laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde
sensuel et terrifiant ou l'atroce le dispute au sublime. »
Un film en a été adapté, avec notamment Tom Cruise, Brad Pitt, et Antonio
Banderas. Adaptation assez sympa, qui se laisse facilement regarder, même si tout n’est pas conforme au livre.


« Lestat le
Vampire »
Second Tome
« Vampire impie, qui ne croit ni en Dieu ni au diable, ivre d'amour et de
sensualité, résolu à découvrir les mystérieuses origines de ses semblables,
Lestat se lance dans une quête effrénée qui va nous transporter du Paris de
Louis XV à l'Égypte ancienne pour nous amener à San Francisco de nos jours où,
devenu chanteur de rock, il lance un défi suprême aux " puissances des ténèbres »

« La Reine des
Damnés »
Troisième Tome


C'est comme si j'étais dans un autre monde. Quand je regarde leurs œuvres, j'ai l'impression d'être un personnage spectateur de faits marquants dans un tout autre univers. Un arbre, un atome, un individu, peu importe : j'échappe à la réalité, je voyage, j'imagine, et je fuis tout.
J'ai tout d'abord découvert John Howe. Comment ne pas connaître ce fabuleux artiste lorsque l'on est fan des écrits de Tolkien ?
John Howe est né en 1957 à Vancouver au Canada. A 20ans, il décide de venir en France, où il étudiera les Arts. Il affectionne tout particulièrement le fantastique, et illustre des romans, notamment des écrits de Tolkien, tels que « Bilbo le Hobbit » ou « le Seigneur des Anneaux ». Il a d'ailleurs été contacté par Peter Jackson lors du tournage de ce dernier.
Je vous laisse découvrir quelques unes de ses œuvres.




Alan Lee, un autre grand illustrateur, qui a participé au tournage du « Seigneur des Anneaux », au même titre que John Howe. Selon Peter Jackson, ce sont tous deux des « concepteurs visuels ».

Je suis particulièrement admirative des œuvres de ces deux messieurs. Chaque personne ayant lu le Seigneur des Anneaux une fois, s'est prit à imaginer les paysages et les créatures de Tolkien. Mais les matérialiser sur papier, voilà une bien grande épreuve…
Un autre artiste que j'apprécie beaucoup : Jonathon Earl Bowser, artiste canadien.
Il affectionne également le fantastique, mais sur un ton sans doute plus romantique. Il intègre de très belles femmes à ses dessins, et j'adore ce mélange de féminité et de paysages tantôt très doux, tantôt très « glacials ».




Les personnages ont l'air toujours absents, nostalgiques. Là, et ailleurs à la fois. Peut-être est ce pour cela que j'adore cet Univers. Des personnages d'une grande profondeur, et en arrière-plan des paysages de toute beauté. Une splendeur que nous ne connaitrons jamais.
Il y a des jours comme ça, où tout ne semble être qu’un
énorme chaos, terriblement bien organisé.
On regarde autour de soi, et on se rend compte que tout n’est qu’une grande
répétition, une fourmilière où chaque individu joue un rôle pour le bien-être
de la communauté, et pourtant, il n’y a aucune raison qu’il sorte du lot. Il
continuera de vivre, anonyme parmi toutes ces unités, sans se démarquer. Il
mourra, et sombrera dans l’oubli le plus total. Un membre parmi tant d’autres.
Personnellement, ça me donne envie de m’isoler dans une petite cabane perchée
dans un arbre, au beau milieu d’une forêt. Vous savez, vous commencez à vous
identifier au personnage principal, et là enfin, vous devenez quelqu’un, dans
un monde où chaque chose à sa place, chaque peuple a ses légendes et ses mythes.
Je suis une grande fan des écrits de Tolkien, bien que je ne les ai pas tous
lus. Depuis des années déjà, je me plonge avec plaisir dans les aventures de
tous ces peuples, pour ne citer que le Seigneur des Anneaux, ou encore le
Silmarillion. Cela fait presque mal de se dire que tout n’est que fiction. Bref.
J’y reviendrai sans doute plus tard.
Mais cela est un symptôme assez banal, de vouloir échapper à la réalité, n’est-ce
pas ? Seulement, comment, chacun a sa réponse. Personnellement, je trouve
que rien ne vaut un bon film ou un bon livre que l’on adore, que l’on adule même,
au risque de passer pour un véritable asociale.
D’ailleurs, je me demande pour qui ou quoi je passe des fois. Vu la tête des
gens, ça ne doit pas être très valorisant. Heureusement que j’ai une grande
autodérision.
De relire ce petit texte, je me rends compte à quel point je saute du coq à l’âne.
Ma foi, Tant pis.
Hommage à une personne qui m’était chère : ma
grand-mère
Chère grand-mère,
Tu étais une personne avec un caractère exceptionnel. Un
petit bout de femme née en 1914, qui a traversé les épreuves de la guerre, de la
peur, et de la mort, et tu n’en es toujours sortie indemne, grâce à une force
que bien peu de personnes posséderont un jour.
Bien sûr, tu étais une teigne, une méchante, une mégère, pardonne moi les
expressions. On s’est souvent disputées, faites pleurées, tu m’envoyer bouler,
j’en faisais autant. Mais au-delà de ces paroles qui marquent, qui font mal, on
s’aimait. Tu étais ma deuxième maman, avec un caractère de chien, mais aussi un
grand cœur, bien que jamais tu ne l’aies montré. D’ailleurs, cette
intériorisation de tout, quel dommage mamie !
Aucune démonstration d’amour directe, si ce n’est à travers les tartes que tu
faisais par amour, ou encore les bons conseils que tu donnais pour la couture.
Chère mamie, tu me manques tellement.
Chaque jour qui passe, j’ai peur de rentrer à Aurillac, peur de passer dans ton
appartement, mais surtout, peur de ce grand vide. Plus de cris, plus de bruits,
plus d’odeurs, plus de meubles, plus rien. Rien, si ce n’est des souvenirs, qui
resteront ancrés toute la vie dans mon cœur et ma mémoire. Tu sais, quand je
pense à toi, je pense à ce canapé près de la fenêtre, nous deux en train de
regarder le Puy Courny et le trafic. Ces moments de tranquillité, intimes même…
comme il est dur de dire adieu à cela !
J’ai peur.
Peur, quand je me dis que tu ne verras pas mes vingt ans passer.
Peur, quand je me dis que je ne pourrai plus entendre ton rire.
Peur, quand je me dis que ma vie va s’écouler sans celle qui fait partie de
moi.
Peur, de ne plus te voir.
Pardonne mes défauts et mes écarts. Je t’ai aimé chaque seconde, et jamais je
ne t’oublierai.
Machinalement, je tripote ton collier, et ce chaque jour. Je me sens perdue
sans lui, je me souviens encore de ce jour où je ne l’avais pas mis pour aller
en cours… Comme j’étais mal !
Ne pas me trouver dans la même pièce que ce collier que tu mettais presque
chaque jour, me rappelle que tu es très loin maintenant.
Je t’aime ma chère mamie.
Pour le moment, je préfère arrêter d’écrire, j’ai l’impression de m’embrouiller.
Il y a tant à dire sur toi, mes sentiments, que je ne sais comment structurer
ce texte, comment le terminer. Tout ce
que je sais, c’est que tu me manques, tu nous manques à tous.
Je ne t’oublie pas.
Ne m’oublie pas.
Hadasse, l’Israélienne, qui
voulait voyager dans le nord de l’Inde, a décidé de prendre le train de
Varanasi jusqu’à Delhi, avec nous.
Nous voilà donc embarqués, vers le milieu de la nuit, pour Delhi, dans un train
couchette.
Un train-couchette de classe moyenne, avec 6 couchettes dans un même
compartiment. Hadasse, Elias et moi d’un côté, et de l’autre, une famille
indienne : des parents, et leurs 2 jeunes fils de 15ans environ, et l’oncle
et la tante avec leur fille de 16ans.
Le lendemain, on en nous réveillant d’une looooooooongue nuit (et oui, les
distances sont longues, les trains très lents) nous avons fait connaissance, en
goutant des gâteaux maisons, faits par une des deux femmes^^

Le voyage fut très agréable. Nous avons papoté avec toute la petite famille,
partagé des idées, montré nos différences… J’ai montré mon Ipod à la jeune
fille et son père, qui avaient l’air d’apprécier ma musique hindî xD La maman m’a
donné des bangles (des bracelets), et la jeune fille une bague J
Très touchant !


Enfin nous arrivons à Delhi ! Merci à cette petite famille qui a été d’une
compagnie très agréable et sympathique ^^
Hadasse a décidé de partir rejoindre une communauté juive. Pas eu de news
depuis.




Nous avons pris un hôtel dans la « banlieue » de Delhi même. Le soir,
ne sachant que faire, étant donné que nous prenions l’avion le lendemain, nous
avons décidé d’arpenter un peu le centre de Delhi. Pire : nous sommes
allés en boite de nuit !
Les boites de nuit en Inde se situent souvent dans des hôtels de luxe, et nous
avons pu constater qu’en effet, nous avions presque changé de monde : de
grands et beaux hôtels, des éclairages somptueux…
La clientèle de la boite était composée d’indiens de classe moyenne ou
supérieure, des jeunes comme des moins jeunes, un Dj… on se serait presque cru
en Europe. Ce soir là, il y avait peu de musique hindi, mais surtout de la
musique américaine.
Et ça, je suis fière de le dire, c’est nous qui avons mis l’ambiance xD au
début, nous étions les deux seuls danseurs ! La classe… Déjà que les
indiens matent les occidentales dans la rue, alors imaginez leurs têtes pendant
que je dansais !
Et voilà, après un lever un peu difficile, derniers regards sur un pays qui m’a
accueilli à bras ouverts, qui m’a appris tant de choses. J’y ai vécu des choses
formidables, et je l’en remercie encore de m’avoir ouvert les yeux sur
tellement de choses.
C’est dur de quitter un pays aussi magique.
L’Inde est un pays aux milles
contradictions, aux milles clichés, avec des pratiques fascinantes, choquantes,
bouleversantes…
Je pense qu’on ne peut comprendre l’Inde qu’une fois qu’on y est allé, et
encore, je ne prétends pas avoir tout vu, tout compris. Mais justement, j’y
suis allée une fois, et il y a encore des choses à découvrir.
La suite, ce n’est pas la peine
de vous le décrire. Arrivée à l’aéroport Indira Gandhi, avion très tôt,
direction la France, les bras de mon cher et tendre, et l’amour de ma famille
et de mes amis.
Inde, tu me rends nostalgique. Tu seras toujours dans mon cœur.
